La Russie va-t-elle pouvoir faire face à plusieurs échéances de paiement de dettes en devises étrangères dans les prochains mois ? « Les déclarations selon lesquelles la Russie ne peut remplir ses obligations concernant sa dette publique ne correspondent pas à la réalité », a lancé le ministère russe des Finances en relevant que « le gel des comptes en devises de la Banque de Russie et du gouvernement peut être vu comme le désir de pays étrangers de provoquer un défaut artificiel ».
En cas de défaut, la Russie ne pourrait pas honorer dès le mois d'avril plusieurs échéances de paiement de dettes en devises étrangères qui hors ses réserves ont été gelées dans le cadre des sanctions occidentales. Or, un défaut de paiement coupe automatiquement un État des marchés financiers et compromet son éventuel retour pour quelques années.
Le ministère des Finances a indiqué qu'il allait « donner l'ordre aux banques agents d'effectuer les versements en devises dans les délais » mais il relève aussi que « l'exécution des paiements va dépendre des restrictions dues aux sanctions pesant sur les capacités du gouvernement et de la Banque de Russie de contrôler ses comptes en devises. »
Le ministère des Finances s'est aussi dit être disposé à rembourser ses euro-obligations émises depuis 2018 en roubles au taux du jour de la Banque de Russie. Reste que les sanctions occidentales ont paralysé une partie du système bancaire et financier russe, gelé une grosse partie des réserves en devises de l'État, et provoqué un effondrement du rouble.
Selon le New York Times, la Russie aurait non seulement demandé à la Chine une aide militaire mais aussi une aide économique supplémentaire afin de contrebalancer le choc subi par son économie en raison des vastes sanctions imposées par les États-Unis et l'Europe.
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« Nous surveillons également de près la mesure dans laquelle la Chine fournit effectivement une forme quelconque de soutien matériel ou économique à la Russie. C'est une préoccupation pour nous. Et nous avons fait savoir à Pékin que nous ne resterons pas les bras croisés et ne permettrons à aucun pays de dédommager la Russie pour ses pertes dues aux sanctions économiques », explique Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche.
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