Des milliers de personnes sont descendues dans les rues en France, samedi, pour dénoncer l'invasion russe.
Par Johann Foucault Publié le 13 Mar 22 à 9:05 mis à jour le 13 Mar 22 à 9:06 Actu Voir mon actu Suivre ce média Des manifestants déploient un drapeau géant ukrainien à Paris, le 12 mars 2022. (©AFP/Alain JOCARD)Près de 10 000 personnes se sont rassemblées samedi 12 mars 2022 à Paris et dans plusieurs autres villes françaises dont Lille, Rennes et Strasbourg pour soutenir l'Ukraine et dénoncer l'invasion russe.
Au total, 9700 personnes dont un millier à Paris se sont réunies en France pour l'Ukraine, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur.
« Le fait d'être ensemble, c'est une arme »« Aidons l'Ukraine, boycottons le gaz et le pétrole russe », réclamaient les manifestants, dont de nombreux Ukrainiens et Russes opposés à la guerre, réunis place de la République à Paris.
« Il faut fermer le ciel, c'est essentiel, parce que les civils meurent. Poutine bombarde n'importe comment, il bombarde les hôpitaux, les maternités, les écoles, les maisons particulières. Tout, tout, tout… », soutient Halyna Nyskevya, une Ukrainienne de 65 ans résidant en France depuis une vingtaine d'années.
Il faut « montrer à tout le monde qu'il y a une résistance, même si on n'est pas l'arme au poing mais ça aussi c'est une arme, le fait d'être ensemble c'est une arme et on est fier d'être là », affirme de son côté Maya Dahan, 33 ans.
Des manifestants à Paris contre le 17e jour de guerre en Ukraine, le 12 mars 2022.. (©AFP/Alain JOCARD. Des manifestants à Paris contre le 17e jour de guerre en Ukraine, le 12 mars 2022) Appel au boycott du gaz et du pétrole russeFranco-Ukrainien de 26 ans, Evgueny, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, exprime son inquiétude. « Ca fait plus de trois semaines maintenant et on ne sait pas quand ça va s'arrêter, c'est vraiment l'incertitude », dit-il.
« L'achat du gaz et du pétrole russe finance directement la guerre d'invasion russe en Ukraine et nous rend tous complices de cette guerre », affirmaient de nombreux manifestants arborant un badge aux couleurs ukrainiennes appelant au boycott du gaz et du pétrole russe.
Vidéos : en ce moment sur ActuSur les banderoles, la plupart rédigées en anglais, on pouvait lire « arrêtons les crimes de guerre de Poutine ». Une jeune femme russe vivant en France tenait une pancarte proclamant (en anglais) « Je suis Russe et je soutiens l'Ukraine. Poutine est un assassin ». En russe, elle a écrit sur sa pancarte : « Non à la guerre ».
Continuer à se mobiliserFrançois Rivière, 52 ans, venue avec sa fille âgée d'une dizaine d'années, aurait aimé que davantage de gens se déplacent. Il déplore « un début de lassitude » de l'opinion inquiète de la hausse du prix des carburants.
« On doit être prêt à réduire notre consommation d'énergie », dit-il. Il a lui même dessiné une pancarte où l'on voit Poutine en petit garçon, les mains couvertes de sang, disant : « Quand je serai grand je veux être comme Staline ».
« Ne laissez pas l'Ukraine mourir »A Lille, une centaine de personnes étaient rassemblées dans l'après-midi en soutien à l'Ukraine.
« Putin Go Home! », « God bless Ukraine », pouvait-on lire sur des pancartes.
Dans la foule, Marina Zbozhynsk, 31 ans, tient une pancarte avec les mots : « ne laissez pas l'Ukraine mourir ». Elle habite en France depuis 2012, mais une partie de sa famille, dont son oncle, habite encore en Ukraine, près de Dnipro (centre-est).
Depuis deux semaines, la jeune femme commence sa journée « en regardant si Kiev tient encore » puis écrit à sa famille « pour vérifier que tout le monde est encore en vie », témoigne-t-elle, très émue.
« Ça fait deux semaines que la guerre a commencé et les gens commencent à oublier parce qu'il y a d'autres actualités, mais la guerre est toujours là et beaucoup de Russes continuent à bombarder les villes ukrainiennes et les civils qui n'ont rien fait », regrette-t-elle.
manifestation pour l'Ukraine à Strasbourg, le 12 mars 2022.. (©AFP/SEBASTIEN BOZON. manifestation pour l'Ukraine à Strasbourg, le 12 mars 2022) « Poutine criminel de guerre »A Strasbourg, 600 personnes se sont rassemblées Place Kléber. Ils étaient 700 à Rennes, au cri de « Poutine criminel de guerre ». Karina, une Ukrainienne de 52 ans, exprime son désarroi. « Je me sens trahie par l'Europe, abandonnée par l'Otan. Ils portent la responsabilité des enfants et des femmes qui sont morts en Ukraine. C'est à l'époque de l'invasion de la Crimée (2014) qu'il fallait imposer des sanctions. Ma mère est sous les bombes à Mykolaïv dans le sud de l'Ukraine. On demande la fermeture du ciel de l'Ukraine ».
Source : © 2022 AFP
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