Guerre en Ukraine : un immeuble bombardé à Kiev, les pourparlers reprennent


© ZURAB KURTSIKIDZE / EPA

Les combats s'intensifient près de Kiev. Une frappe contre un immeuble résidentiel de la capitale ukrainienne a fait lundi 14 mars au moins un mort et 12 blessés, ont indiqué les secours ukrainiens, au moment où les combats font rage aux abords de la capitale que les troupes russes cherchent à encercler.

Sur leur compte Telegram, les services d'urgence ukrainiens ont indiqué qu'un bâtiment de huit étages du quartier d'Obolon avait été touché à l'aube vraisemblablement « par un tir d'artillerie », causant un incendie qui a depuis été maîtrisé par les pompiers.

Ce sinistre intervient alors qu'une nouvelle session de pourparlers entre responsables russes et ukrainiens se tient dans la matinée, sous des auspices plus positifs que les précédentes, même si le conflit s'est étendu ces derniers jours à l'ouest de l'Ukraine, aux portes de l'Otan.

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L'optimisme au c?ur des pourparlers

Dimanche soir, un négociateur russe a fait état de « progrès significatifs ». « Mon attente personnelle est que ces progrès aboutissent très prochainement à une position commune entre les deux délégations et à des documents à signer », a ajouté Leonid Sloutski, cité par les agences de presse russes.

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Peu après, Mykhaïlo Podoliak, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, a tweeté que Moscou avait cessé de lancer « des ultimatums » à Kiev et commencé à « écouter attentivement nos propositions ».

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Deux déclarations teintées d'optimisme qui font écho à celles des deux présidents les jours précédents, Vladimir Poutine évoquant vendredi « des avancées positives » dans les pourparlers et Volodymyr Zelensky notant le lendemain une « approche fondamentalement différente » de Moscou dans ces discussions. Volodymyr Zelensky avait précisé dimanche que sa délégation avait « une tâche claire : tout faire pour assurer une rencontre des présidents. Une réunion que les gens attendent, j'en suis sûr ».

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Moscou fustige les sanctions économiques de l'Occident

Le ministère russe des Finances a également estimé lundi que les sanctions visant Moscou à cause du conflit en Ukraine visaient à provoquer un défaut de paiement artificiel de la Russie. « Les déclarations selon lesquelles la Russie ne peut remplir ses obligations concernant sa dette publique ne correspondent pas à la réalité », a dit le ministère dans un communiqué, relevant que « le gel des comptes en devises de la Banque de Russie et du gouvernement peut être vu comme le désir de pays étrangers de provoquer un défaut artificiel ».

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Courant mars et avril, la Russie doit faire face à plusieurs échéances de paiement de dettes en devises étrangères. Or ses réserves ont été gelées dans le cadre des sanctions occidentales, ce qui la met au défi d'honorer ses obligations. Un défaut de paiement coupe automatiquement un État des marchés financiers et compromet son éventuel retour pour quelques années.

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Le ministère des Finances a indiqué qu'il allait « donner l'ordre aux banques-agents d'effectuer les versements en devises dans les délais », mais il relève aussi que « l'exécution des paiements va dépendre des restrictions dues aux sanctions pesant sur les capacités du gouvernement et de la Banque de Russie de contrôler ses comptes en devises ». Il a aussi dit être disposé à rembourser ses euro-obligations émises depuis 2018 en roubles au taux du jour de la Banque de Russie. Les sanctions occidentales ont paralysé une partie du système bancaire et financier russe, gelé une grosse partie des réserves en devises de l'État, et provoqué un effondrement du rouble.

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Instagram désormais inaccessible en Russie

Le réseau social Instagram, propriété du géant américain Meta, ne fonctionne plus depuis lundi en Russie, qui l'accuse de propager des appels à la violence contre les Russes en lien avec le conflit en Ukraine.

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Le rafraîchissement dans l'application était impossible lundi matin, tandis que le site était inaccessible sans VPN, ont constaté des journalistes de l'Agence France-Presse. Instagram se trouve désormais aussi sur la liste des sites en « accès restreint » publiée par le gendarme des télécommunications Roskomnadzor, y rejoignant les réseaux Facebook, Twitter et plusieurs médias critiques du pouvoir russe.

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