l'essentiel L'optimisme reste de rigueur côté ukrainien alors qu'un deuxième mois de guerre commence sur son territoire. La Russie qui avait attaqué sur six fronts les premières semaines, a décidé de se focaliser sur le Donbass, prétendant avoir déjà atteint 93% de ses objectifs dans l'Est de l'Ukraine.
Le repli stratégique de l'armée russe sur le Donbass constitue-t-il un premier aveu de faiblesse? Les forces de Moscou ont en tout cas subi plusieurs déconvenues ces derniers jours, autour de Donetsk et Louhansk, les deux grandes villes du Donbass notamment. L'état-major de l'armée ukrainienne assure "avoir infligé des pertes importantes aux envahisseurs russes", dans son dernier bulletin, publié samedi à l'aube. Il fait état de trois avions abattus, huit chars détruits et quelque 170 soldats tués côté russe.
Une contre-attaque bien engagée pour l'armée ukrainienne a également été signalée à Kherson, sur l'embouchure du Dniepr, porte d'entrée de la mer Noire, non loin d'Odessa. À ce sujet, un haut responsable américain de la Défense a indiqué vendredi soir que la ville de Kherson "ne semble pas aussi solidement sous le contrôle russe qu'avant".
Des livraisons d'armes interceptées par les forces russesToutefois, les cris de victoire parfois relayés sur les réseaux sociaux comme les coups de pouce annoncés de pays occidentaux peuvent avoir de lourdes conséquences. Ce samedi, Hanna Maliar, vice-ministre de la Défense, a déclaré que "la divulgation potentiellement involontaire d'informations concernant les livraisons d'équipements ou d'armes a conduit à des interceptions par les forces russes".
Dernière annonce en date vendredi, la livraison de 1500 missiles antiaériens "Strela" et de 100 mitrailleuses MG3 par l'Allemagne. Aucune information n'a fuité en revanche que le mode d'acheminement et les villes concernées par ces livraisons.
136 enfants tuésCôté victimes, le bureau du procureur général a affirmé que les attaques russes sur le sol ukrainien auraient causé la mort d'au moins 136 enfants et en auraient blessé 199. Les seuls bombardements de Kiev auraient tué ou blessé 64 enfants.
Quoi qu'il en soit, toutes ces affirmations sont à prendre avec précaution, chaque camp se livrant à une intense bataille de l'information, dans un contexte de grande difficulté à vérifier de source indépendante ce qui se passe sur le terrain, un peu plus d'un mois après le lancement de l'invasion russe.
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