- Les représentants des Vingt-sept ont décidé jeudi soir d'un embargo sur le charbon russe et la fermeture des ports européens aux navires russes, dans le cadre d'une cinquième salve de sanctions contre Moscou.
- Volodymyr Zelensky, s'exprimant vendredi soir à Kyiv aux côtés de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a jugé que les sanctions européennes n'étaient pas «suffisantes».
- La Russie continue de démentir être l'autrice de la frappe de missiles qui s'est abattue vendredi sur la gare de Kramatorsk, point de passage central du Donbass, faisant 52 morts dont 5 enfants et plus d'une centaine de blessés.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky demande «une réponse mondiale ferme» après le bombardement meurtrier d'une gare dans l'est de l'Ukraine, à Kramatorsk, où des civils étaient rassemblés pour fuir la région par crainte d'une offensive russe, un massacre qui a suscité une vive indignation occidentale. «C'est un autre crime de guerre de la Russie pour lequel chacun parmi ceux impliqués sera tenu responsable», a dit le président ukrainien dans un message vidéo vendredi soir, évoquant la frappe de missile qui a tué vendredi 52 personnes, dont 5 enfants, selon un dernier bilan des autorités locales.
Condamnation unanime des Occidentaux du massacre de Kramatorsk. Un «mal sans limite» selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, une «horrible atrocité» commise par Moscou pour le président américain Joe Biden, un «crime contre l'humanité» selon la diplomatie française : le massacre de Kramatorsk a suscité une vague de condamnations occidentales, mais Moscou a nié toute responsabilité. «Au moins 52 personnes sont mortes, dont cinq enfants», a écrit sur la messagerie Telegram le gouverneur régional Pavlo Kyrylenko. Le missile s'est abattu vers 10 h 30 (7 h 30 GMT), à l'heure où les candidats à l'évacuation se regroupent depuis des jours par centaines dans la gare de la ville pour fuir le Donbass, désormais objectif prioritaire de l'armée russe. Des journalistes de l'AFP ont vu au moins trente corps dans des sacs mortuaires ou sous des bâches. Les trottoirs étaient maculés de sang, valises abandonnées, peluches et nourriture jo nchaient les quais. Sur le parvis, les restes d'un missile étaient toujours visibles : on pouvait y lire en russe «Pour nos enfants». Une expression récurrente des séparatistes pro-russes en référence à leurs enfants tués depuis la première guerre du Donbass, commencée en 2014.
Kramatorsk: la propagande pro-Kremlin s'emmêle les pinceaux et fait volte-face. Alors que deux missiles ont touché une gare bondée de réfugiés à Kramatorsk, dans la partie du Donbass contrôlée par l'Ukraine, causant, selon un bilan provisoire, la mort de 52 personnes, dont 5 enfants, et plus d'une centaine de blessés, il n'a fallu que quelques heures à la Russie pour nier officiellement son implication dans ce bombardement, comme elle le fait systématiquement quand elle est accusée. Comme le rapporte l'AFP, le ministère de la Défense russe a ainsi démenti être à l'origine des frappes: «Toutes les déclarations des représentants du régime nationaliste de Kyiv sur le fait que la Russie a mené une attaque de missiles contre la gare ferroviaire de Kramatorsk sont une provocation et ne correspondent pas à la vérité.» Mais les relais de propagande russe n'ont pas tous été aussi affirmatifs. Dans un premier temps – avant que les images de c ivils tués ne soient mises en ligne –, de nombreux canaux Telegram pro-Kremlin ont attribué la frappe à la Russie, en revendiquant une frappe sur des cibles militaires. Lire notre CheckNews.
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