► Kiev accuse la Russie de « génocide »
Volodymyr Zelensky a accusé dimanche 3 avril la Russie de commettre un « génocide » en Ukraine pour éliminer « toute la nation », après la découverte de nombreux morts à Boutcha, ville au nord-ouest de Kiev, à la suite du départ des forces russes. Les corps de 410 civils ont pour le moment été retrouvés dans les territoires de la région.
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Washington, Paris, Berlin, Madrid et Londres ont dénoncé les « atrocités » et « crimes de guerre ». Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, « profondément choqué », a réclamé « une enquête indépendante ». Emmanuel Macron s'est déclaré lundi « favorable » à ce que l'Union européenne décide de nouvelles sanctions vis-à-vis de la Russie, notamment sur le pétrole et le charbon. « Il y a des indices très clairs de crimes de guerre » et il est « à peu près établi que c'est l'armée russe » qui y était présente, a ajouté le président français sur France Inter.
L'armée russe est accusée d'avoir tué de nombreux civils à Boutcha. / AFP
Le ministère russe de la défense a assuré que ses forces n'avaient pas tué de civils à Boutcha, affirmant que les images de cadavres dans les rues de la ville étaient « une nouvelle production du régime de Kiev pour les médias occidentaux ». « À la lumière des provocations haineuses des radicaux ukrainiens à Boutcha, la Russie a demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU lundi 4 avril », a tweeté l'ambassadeur adjoint de la Russie aux Nations unies Dimitri Polianski.
► Bombardements à KharkivSept personnes ont été tuées et 34 blessées dans une frappe russe dimanche sur un quartier d'habitation à Kharkiv, grande ville du nord-est de l'Ukraine. « Les occupants russes ont bombardé des bâtiments résidentiels dans le quartier Slobodskyy. Résultat, une dizaine de maisons et un dépôt de trolleybus ont été endommagés. Selon les informations préliminaires, sept personnes ont été tuées, 34 ont été blessées, dont trois enfants », a déclaré le service de presse du bureau du procureur de la région. Par ailleurs, à Dergatchi, près de Kharkiv, « au moins trois personnes sont mortes et sept ont été blessées à des degrés divers » dans le bombardement d'un quartier d'habitation.
Une personne a été tuée et trois blessées dimanche dans une frappe russe contre un hôpital à Roubijne, dans l'est de l'Ukraine, a annoncé le gouverneur de la région. Cette localité située près de Lougansk, dans la région du Donbass, a déjà été à de nombreuses reprises la cible de bombardements depuis le début de l'invasion russe.
► Le pape disponible« Je suis disponible », a déclaré le pape, au terme d'une visite éclair à Malte. « Le Saint-Siège fait tout son possible » pour faciliter un règlement du conflit, a-t-il assuré, confirmant qu'un déplacement à Kiev faisait partie des options mais « je ne sais pas s'il pourra avoir lieu, ni s'il serait utile ».
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François a par ailleurs affirmé qu'une rencontre avec le patriarche orthodoxe russe Kirill, qui soutient Vladimir Poutine et a justifié fin février l'intervention militaire russe, était toujours « à l'étude ». « Nous y travaillons et nous pensons au Moyen-Orient pour le faire », a-t-il déclaré.
► La population fuit KramatorskDes centaines de personnes ont fui la ville de Kramatorsk, dans l'est par peur d'une possible offensive russe sur cette partie du pays. La guerre a contraint à l'exil près de 4,2 millions d'Ukrainiens, à 90 % des femmes et des enfants. Plus de 500 000 personnes sont retournées en Ukraine depuis le début de l'invasion russe.
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