La région de Soumy, au nord-est de l'Ukraine, "libérée"

Le 8 avril à 10h39. C'est la bonne nouvelle de la matinée. Au 44e jour de la guerre en Ukraine, les autorités locales ont indiqué vendredi 8 avril que la région de Soumy, située au nord-est du pays, à la frontière avec la Russie, avait été totalement libérée. "Si vous entendez des explosions (et il y en a eu beaucoup ces derniers jours) – il s'agit de sauveteurs qui neutralisent les munitions laissées par l'armée russe sur notre territoire", a prévenu sur Telegram le gouverneur d e la région de Soumy. Expliquant qu'"il y a beaucoup de zones minées et inexplorées", il a invité la population à ne pas "roulez sur le bord des routes" et ne pas "empruntez les chemins forestiers".
L'ambassadeur de Russie en France convoqué par Jean-Yves Le Drian après un tweet polémique
Le 7 avril à 11h20. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'ambassade de Russie en France s'est fendue d'un nouveau tweet polémique et provocateur, depuis supprimé, comparant le massacre de civils perpétré dans la ville de Boutcha, à un plateau de tournage. On peut y voir plusieurs journalistes, dont certains prenant en photo un chat perdu au milieu des décombres, avec en arrière-plan la carcasse d'un blindé.
"Face à l'indécence et la provocation de la communication de l'ambassade de Russie en France sur les exactions de Bucha", le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a indiqué, ce jeudi, qu'il allait convoquer l'ambassadeur de Russie en France Alexeï Mechkov. Il a également précisé que la France continuera "à lutter contre toutes les manipulations russes de l'information sur la guerre en Ukraine".
À l'ONU, l'ambassadeur russe avait déjà évoqué une "mise en scène" des Ukrainiens pour évoquer les cadavres découverts dans les rues de Boutcha, dans la banlieue de Kiev. Lundi, la France a renvoyé 35 diplomates russes basés à Paris, "dont les activités sont contraires à nos intérêts de sécurité", comme l'avait indiqué le Quai d'Orsay.
Kiev appelle les habitants de l'est de l'Ukraine à évacuer "maintenant"
Le 6 avril à 17h02. Kiev a appelé, mercredi, les habitants de l'est de l'Ukraine à évacuer la région "maintenant", alors que la crainte d'une offensive majeure et meurtrière de l'armée russe sur le Dombass, désormais la cible prioritaire du Kremlin, est de plus en plus forte. Les autorités régionales "appellent la population à quitter ces territoires et font tout pour que les évacuations se déroulent de façon organisée", a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk, cité e par le ministère de l'Intégration sur Telegram. Elle a ajouté qu'il fallait le faire "maintenant" sous peine de "risquer la mort" dans les prochains jours.
Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg avait affirmé, mardi que l'armée russe se renforçait pour "prendre le contrôle de l'ensemble du Dombass" et réaliser "un pont terrestre avec la Crimée", une région annexée par la Russie en 2014.
La communauté internationale va engager de nouvelles sanctions contre la Russie
Le 6 avril à 11h31. Même si le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a fustigé, ce mercredi "l'indécision" des pays européens face à l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie, dans un discours devant le Parlement irlandais, les Occidentaux prévoient de durcir leurs positions contre la Russie, ce mercredi, après découverte de nombreux cadavres à Boutcha, près de Kiev. Le président du Conseil européen, Charles Michel, a déclaré que l'Union européenne devra prendre "tôt ou tard" des sanctions sur le pétrole et le gaz russes, dé nonçant les "crimes contre l'humanité" perpétrés à Boutcha "et beaucoup d'autres villes" en Ukraine. La Commission européenne a proposé, mardi, de durcir les sanctions contre Moscou, notamment en arrêtant leurs achats de charbon russe, qui représentent 45% des importations de l'UE, et de pétrole, qui en représentent 25%. Elle souhaite également fermer les ports européens aux bateaux russes.
Les autorités douanières néerlandaises ont d'ores et déjà immobilisé quatorze yachts dans des chantiers navals, dont douze en construction et deux en entretien. Après la France, l'Allemagne, l'Italie, le Danemark, la Suède et l'Espagne, c'est la Grèce qui a décidé d'expulser douze des diplomates russes. Les Etats-Unis prévoient également d'adopter de nouvelles sanctions mercredi, en coordination avec l'Union européenne et le G7, visant notamment à interdire "tout nouvel investissement" en Russie. Par ailleurs, par la voix de son secrétaire d'État Antony Blinken, les États-Unis ont déclaré qu'ils fourniront une aide supplémentaire en matière de sécurité de 100 millions de dollars (91,8 millions d'euros) à l'Ukraine, qui comprendra notamment des systèmes antichars.
Volodymyr Zelensky devant l'ONU
Le 5 avril à 17h36. Alors que les bombardements se poursuivent dans le sud et l'est de l'Ukraine, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky s'est exprimé, ce mardi 5 avril, devant le Conseil de Sécurité de l'ONU, réuni à New York, après l'onde de choc mondiale provoquée par la découverte de nombreux cadavres de civils dans la ville de Boutcha, où l'Ukraine accuse la Russie de massacre. Le président ukrainien est revenu sur les différentes exactions commises à Boutcha : "Les Russes y ont commis des exécutions sommaires, tiré sur des femmes, torturé, tout ça par plaisir". Il a décrit "des civils torturés et tués à b out portant dans les rues", d'autres "ont eu la langue arrachée", "des parents ont vu leurs enfants mourir, des parents ont été tués devant leurs enfants", a-t-il rajouté, toujours devant le Conseil de Sécurité de l'ONU. "Les massacres de masse sont devenus la signature des Russes", a déploré Volodymyr Zelensky, estimant que "les pires crimes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale."
Le président ukrainien s'en ai pris directement au Conseil de sécurité de l'ONU: "Où est le Conseil de Sécurité, où est la paix au nom de laquelle l'ONU a été créée ? Cette organisation est censée assumer sa fonction, arrêter les agresseurs" a-t-il lancé, "L'ONU autorise aujourd'hui cet agresseur à propager la mort" a-t-il ajouté. Volodymyr Zelensky a demandé aux membres de l'ONU que la Russie soit "tenue responsable" pour "crimes de guerre" en Ukraine.
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