Par SudOuest.fr avec AFPPublié le 02/04/2022 à 12h22
Sur France Inter, Sébastien Bazin, PDG dâAccor, a expliqué pourquoi le groupe hôtelier reste en Russie, notamment pour soutenir les collaborateurs sur place
Le groupe hôtelier français Accor continue dâopérer en Ukraine comme en Russie, parce quâil y rend des services « extrêmement précieux voire indispensables », a défendu son PDG Sébastien Bazin samedi sur France Inter, ajoutant ne pas contribuer à lâeffort de guerre russe car il ne « paie pas dâimpôts » en Russie.
« Je ne gagne pas dâargent là -bas, donc personne ne peut me dire que je finance la guerre » russe en Ukraine. « Je ne paie pas dâimpôts parce que jây perds de lâargent, on est à 32 % de taux dâoccupation alors quâon commence à gagner de lâargent à 55 % ».
« On est présent dans les moments difficiles partout dans le monde, Accor nâa jamais en 50 ans fermé dâhôtel dans une zone de conflit », a-t-il expliqué. « Les collaborateurs, câest la seule chose à laquelle je tiens, sâils ne sont pas là on ne peut pas fonctionner. Jâen ai 3 800 en Russie dans 55 hôtels dont je ne suis pas propriétaire mais gestionnaire et donc responsable de ces collaborateurs ».
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Il a estimé que « le service quâon rend en Russie est extrêmement précieux, voire indispensable pour les médias, les organisations caritatives, les délégations étrangères qui viennent négocier, et si on ferme vous nâaurez plus aucun témoin là -bas ».
« En Ukraine il y a une espèce dâénergie positive, des sourires, les collaborateurs sont là , en détresse avec des hôtels pleins, alors quâen Russie on a des gens en pleurs, qui ne comprennent pas la situation, à qui jâessaie dâexpliquer des choses qui sont lâinverse de ce quâon leur raconte sur les télévisions ».
« Je suis désolé de vous dire ça mais il y a une détresse plus forte chez mes collaborateurs en Russie que celle que je reçois en Ukraine, pour des raisons qui sont manifestement totalement différentes », a-t-il dit, précisant que ses collaborateurs ukrainiens « ne demandent pas de fermer en Russie ».
Le groupe, qui comptait 7 hôtels en Ukraine, en a « encore trois ouverts à Kiev et à Lviv » et a rapatrié nombre de ses 700 collaborateurs dans le pays, a détaillé le PDG dâAccor.
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