Au 57e jour de conflit, les autorités ukrainiennes annoncent jeudi que quatre bus d'évacuation de civils ont réussi à quitter Marioupol. La police de Kiev indique avoir découvert les corps de neuf civils présentant des "signes de torture", à Borodianka près de la capitale. Le point sur ce qu'il faut retenir ce jeudi.
L'essentielKiev annonce que quatre bus de civils ont réussi à quitter le port ukrainien de Marioupol. Selon la vice-Première ministre Iryna Verechtchouk, les évacuations doivent se poursuivre ce jeudi alors que ce port stratégique de la mer d'Azov semble sur le point de tomber aux mains des Russes après presque deux mois de siège. La veille, le couloir humanitaire en principe négocié avec Moscou n'avait "pas fonctionné" selon Iryna Verechtchouk. Elle a reproché aux Russes d'avoir violé le cessez-le-feu et bloqué les bus, tandique que le Kremlin a accusé "les autorités de Kiev d'avoir cyniquement sabordé cette opération humanitaire".
A Marioupol, plusieurs centaines de civils, manquant de vivre et d'eau, sont retranchés dans l'usine sidérurgique et métallurgique d'Azovstal avec le 36e bataillon de l'armée ukrainienne et le batallon Azov, les deux dernières unités combattantes de la ville, selon les autorités ukrainiennes. "Nous sommes prêts à quitter Marioupol avec l'aide d'un tiers", munis d'armes, "afin de sauver les personnes qui nous ont été confiées", a indiqué Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du bataillon Azov, sur Telegram. Ils estiment qu'environ "un millier de civils, femmes et enfants" et "des centaines de blessés" sont bloqués dans l'usine, chiffre impossible à vérifier.
Kiev a proposé une "session spéciale de négociations" sur le sort de cette ville stratégique, qui permettrait à Moscou de faire la jonction entre la Crimée, qu'elle a annexée en 2014, et les républiques séparatistes prorusses du Donbass.
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Ukraine : la carte de la guerre dans l'est du pays (au 20 avril à 18h30) © Visactu Des corps de civils avec des "signes de torture" retrouvés près de Kiev La police de Kiev a annoncé la découverte des corps de neuf cvils présentant des "signes de torture" à Borodianka, près de la capitale ukrainienne. "Ces personnes ont été tuées par les occupants (russes) et certaines des victimes présentent des signes de torture", a accusé sur Facebook le chef de la police locale, Andriï Nebytov. Borodianka a été, selon Kiev, le théâtre de "massacres de civils" durant le mois de mars, lorsque les forces russes occupaient la ville.
"Dans une fosse, il y avait deux hommes de 35 ans, et à côté d'eux, une adolescente de 15 ans", a précisé le chef de la police. Avant d'ajouter : "Dans une autre, les forces de l'ordre ont découvert les corps de six personnes : quatre hommes et deux femmes" qui "ont pu être identifiées comme des habitants de la ville". "Les militaires russes ont sciemment abattu des civils qui ne leur opposaient aucune résistance", a-t-il fustigé, précisant que les corps des victimes avaient été "emmenés dans des morgues de la région de Kiev pour être expertisés".
Des médecins légistes et des enquêteurs ont également inspecté les deux fosses, selon Andriï Nebytov. "La police de la région de Kiev continue d'enquêter" sur les crimes de civils imputés par l'Ukraine aux Russes, a-t-il par ailleurs indiqué.
La situation diplomatique et les réactions internationales Le Premier ministre espagnol et son homologue danoise arrivés à KievLe premier ministre espagnol Pedro Sanchez et son homologue danoise Mette Frederiksen sont arrivés jeudi matin à Kiev où ils doivent tous deux rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Le chef de l'ONU veut être reçu par Poutine et ZelenskyLe secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a envoyé des lettres aux dirigeants russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, leur demandant d'être reçu à Moscou et Kiev, a annoncé mercredi son porte-parole, Stéphane Dujarric. Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février, l'ONU est marginalisée dans le conflit, entre autres à cause de la rupture qu'elle a provoqué entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité dont Moscou fait partie avec Washington, Paris, Londres et Pékin.
"En cette période de grands périls en termes de conséquences, il souhaite discuter des mesures urgentes pour ramener la paix en Ukraine et de l'avenir du multilatéralisme fondé sur la Charte des Nations Unies et le droit international", a précisé le porte-parole.
Le tournoi de tennis de Wimbledon exclut les joueurs russes et biélorussesLe tournoi de tennis de Wimbledon a exclu les Russes et les Biélorusses de son édition 2022. Il devient le premier tournoi de tennis à écarter individuellement ces joueurs. Daniil Medvedev, numéro 2 mondial, Andrey Rublev (8e), Aryna Sabalenka (4e et demi-finaliste l'an dernier), Anastasia Pavlyuchenkova (15e) et Viktoria Azarenka (ex-numéro 1, aujourd'hui 18e) ne pourront donc pas défendre leurs chances à Londres.
"Dans les circonstances d'une agression militaire injustifiée et sans précédent, il serait inacceptable que le régime russe tire le moindre bénéfice de la participation de joueurs russes ou bélarusses", explique le tournoi dans un communiqué. Cette décision pourrait être revue si les "circonstances changent radicalement d'ici juin", ajoute le texte.
La situation humanitaire et la solidarité avec les Ukrainiens La barre des 5 millions de réfugiés ukrainiens franchieSelon les chiffres du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés, la barre des cinq millions de réfugiés ukrainiens a été franchie, moins de deux mois après le début de la guerre. Selon le HCR, 5.034.439 Ukrainiens ont quitté leur pays depuis le début de l'invasion russe, soit 53.850 de plus que le chiffre publié mardi.
Les femmes et les enfants représentent 90% de ces réfugiés, les hommes de 18 à 60 ans étant susceptibles d'être mobilisés et n'ayant pas le droit de partir. Près des deux tiers des enfants ukrainiens ont dû fuir leur foyer, y compris ceux se trouvant toujours dans le pays. Par ailleurs, près de 7,1 millions de personnes ont quitté leur foyer mais se trouvent toujours en Ukraine, selon l'OIM.
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