► Évacuations dans l'Est
Kiev a appelé mercredi 6 avril les habitants de l'est de l'Ukraine à évacuer la région « maintenant », face à la menace d'une offensive majeure de l'armée russe sur le Donbass. Déjà plus de 1 200 personnes ont réussi à fuir. Un convoi de sept autobus et d'environ 40 véhicules privés sous protection du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est arrivé mercredi du sud-est de l'Ukraine, à Zaporijjia.
→ RELIRE. Guerre en Ukraine, jour 42 : Biden dénonce des « crimes de guerre majeurs » à Boutcha, Vladimir Poutine nie
Selon le gouverneur de la région de Lougansk, les évacuations se déroulent dans des conditions très difficiles en raison des bombardements intenses des forces russes. À Popasne, par exemple, l'intensité des bombardements a empêché toute opération auprès des habitants, selon lui.
Six semaines après le début de l'invasion russe, les autorités ukrainiennes redoutent dans l'est du pays une situation analogue à celle de Marioupol dans le Sud. Dans cette ville assiégée et bombardée depuis des semaines, des milliers de personnes restent piégées dans une situation intenable, sans électricité ni ravitaillement.
► L'Ukraine continue à demander des armes à l'OtanLe chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a demandé jeudi aux membres de l'Otan de fournir davantage d'armes à son pays pour combattre les forces russes. « Je viens demander trois choses : des armes, des armes et des armes. Plus rapidement elles seront livrées, plus de vies seront sauvées et de destructions évitées », a-t-il plaidé à son arrivée au siège de l'Otan à Bruxelles pour une réunion avec ses homologues des pays de l'Alliance atlantique.
Mercredi, le Pentagone indiquait qu'un petit groupe de soldats ukrainiens qui se trouvait aux États-Unis avant l'invasion russe de l'Ukraine s'est formé au maniement des drones tueurs Switchblade que Washington fournit à Kiev. « Ils devraient rentrer en Ukraine prochainement », a-t-il ajouté.
► Nouvelles sanctions américainesLes États-Unis ont annoncé mercredi une nouvelle salve de sanctions « dévastatrices » contre la Russie. Les nouvelles mesures américaines interdisent « tout nouvel investissement » en Russie et vont appliquer les contraintes les plus sévères possibles aux grandes banques russes Sberbank et Alfa Bank, ainsi qu'à plusieurs importantes entreprises publiques. Elles visent également les filles de Vladimir Poutine.
Ces dernières, âgées d'une trentaine d'années, figurent également sur une nouvelle liste noire de sanctions de l'Union européenne examinées par les représentants des Vingt-Sept qui comprend plus de 200 noms d'hommes ou de femmes d'affaires.
Lors d'une conférence syndicale à Washington, Joe Biden a dénoncé des « crimes de guerres majeurs » en évoquant les « corps laissés dans les rues après le retrait des Russes » et les « civils exécutés de sang-froid » à Boutcha. Le président américain a promis « d'étouffer pour des années » le développement économique de la Russie.
► Coordonner les enquêtesLa Commission européenne « encourage » les États membres qui ont ouvert des enquêtes sur les possibles crimes de guerre en Ukraine à se joindre à l'équipe d'enquête commune coordonnée par l'agence de coopération judiciaire Eurojust, a indiqué mercredi un porte-parole. Huit pays (France, République tchèque, Allemagne, Estonie, Lettonie, Slovaquie, Suède, Espagne) ont ouvert des enquêtes nationales.
0 Comments