EN DIRECT - Guerre en Ukraine : le point sur l'évolution de la situation ce samedi 12 mars


Les forces russes sont positionnées autour de Kiev samedi matin et « bloquent » Marioupol, où des milliers de personnes subissent un siège dévastateur, dans le sud de l'Ukraine. Les médias locaux rapportaient samedi matin des sirènes d'avertissement anti-bombardement sur l'ensemble du territoire ukrainien, notamment les grandes villes Kiev, Odessa, Dnipro et Kharkiv.

Les principales infos à connaître

> Emmanuel Macron promet des « sanctions massives » contre la Russie si la guerre continue

> Poutine évoque des évolutions positives dans les pourparlers avec l'Ukraine

>>> Suivez, en direct, l'actualité du samedi 12 mars : > Menaces sur l'ISS

Les sanctions occidentales introduites contre la Russie pourraient provoquer la chute de la Station spatiale internationale, a affirmé samedi Dmitri Rogozine, le patron de l'agence spatiale russe Roscosmos, demandant leur levée. Selon lui, le fonctionnement des vaisseaux russes ravitaillant l'ISS sera perturbé par les sanctions, affectant donc le segment russe de la station, qui sert notamment à corriger l'orbite de la structure orbitale. En conséquence, cela pourrait provoquer « + l'amerrissage + ou + l'atterrissage + de l'ISS pesant 500 tonnes ».

« Le segment russe veille à ce que l'orbite de la station soit corrigée (en moyenne onze fois par an), y compris pour éviter les débris spatiaux », indique Rogozine, qui affiche régulièrement sur les réseaux sociaux son soutien à l'armée russe, engagée en Ukraine. Publiant une carte du monde où la station pourrait tomber, le patron de Roscosmos relève que la Russie est largement à l'abri. « Mais les populations des autres pays, notamment ceux dirigés par les + chiens de guerre + (les Occidentaux, ndlr) devraient réfléchir au prix des sanctions contre Roscosmos », écrit-il, qualifiant de « fous » ceux qui ont imposé ces mesures de représailles.

Le 1er mars, la Nasa avait indiqué travailler à des solutions pour maintenir la station en orbite sans l'aide de la Russie. Les équipages et le ravitaillement sont acheminés sur ce segment par les vaisseaux Soyouz et les cargos Progress. Or, Rogozine explique que le lanceur nécessaire au départ de ces vaisseaux est « sous sanctions américaines depuis 2021 et sous sanctions de l'UE et du Canada depuis 2022 ».

Roscosmos affirme avoir envoyé des appels à ses partenaires américains (NASA), canadiens (ASC), européens (ESA) « exigeant la levée des sanctions illégales à l'encontre de nos entreprises ». L'espace est un des derniers domaines de coopération russo-américaine.

> La Russie va fournir des armes modernes à la Biélorussie

Les présidents russe Vladimir Poutine et biélorusse Alexandre Loukachenko sont convenus que Moscou fournirait dans un proche avenir à son voisin les équipements militaires les plus sophistiqués, rapporte l'agence de presse officielle biélorusse Belta.

Lors d'un entretien au Kremlin, les deux dirigeants se sont également entendus pour prendre conjointement des mesures pour protéger leurs pays face aux sanctions occidentales, notamment sur les prix de l'énergie. Belta n'a pas fourni d'autres détails.

> Les collectivités franciliennes s'organisent pour soutenir l'Ukraine

Depuis plusieurs jours, les collectivités territoriales franciliennes ont multiplié les initiatives en direction de l'Ukraine, en particulier pour préparer l'accueil des réfugiés. Plusieurs maires prennent même la route en direction de l'est pour apporter le matériel collecté.

> Accusations de manipulation et désinformation à l'ONU entre Occident et Russie

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est transformé en un champ d'accusations de désinformation et de manipulation entre l'Occident et la Russie, à l'occasion d'une réunion demandée par Moscou sur une prétendue présence en Ukraine d'armes biologiques coordonnée avec les Etats-Unis qui ont démenti en bloc.

Russie et Ukraine se sont aussi à nouveau accusées de mentir à propos de la maternité de Marioupol (sud-est), détruite cette semaine par un bombardement russe.

> DECRYPTAGE - Face à la guerre en Ukraine, les Européens musclent leur défense et leur économie

Les dirigeants européens réunis sous les ors de Versailles n'ont pas décidé d'embargo sur le gaz et le pétrole russe, dont ils dépendent à hauteur de 40 %, ils n'ont pas non plus décidé d'admettre en urgence l'Ukraine meurtrie dans le giron de l'Union européenne, provoquant une réaction déçue du président ukrainien, Volodymyr Zelensky : « L'Union européenne doit en faire plus pour nous, pour l'Ukraine ».

Misant sur leur « responsabilité » et leur désir de rester unis, les Vingt-sept ont renoncé aux annonces spectaculaires mais lourdes de conséquences pour eux-mêmes, et se sont plutôt mis en ordre de marche pour adapter l'Europe à son nouvel environnement d'instabilité et de menaces.

> Evacuation d'Ukrainiens réfugiés en Moldavie : 2.500 seront accueillis en France, annonce Darmanin

Le ministre de l'Intérieur a annoncé le transfert en France de 2.500 Ukrainiens réfugiés en Moldavie, dans le cadre d'une opération que la Commission européenne coordonne « vers les pays volontaires ». Gérald Darmanin a précisé dans un tweet que cet accueil avait été décidé par le président Emmanuel Macron. « C'est la première grande opération de ce type », a commenté le ministère.

Selon le HCR, il y avait le 10 mars 105.000 Ukrainiens réfugiés en Moldavie. Ils sont plus d'un million en Pologne, à la date du 11 mars. La France ne faisait plus d'opérations de relocalisation comme celle qui vient d'être décidée depuis des années, sauf pour des cas particuliers (enfants syriens réfugiés en Grèce).

Environ 10.000 réfugiés ukrainiens sont arrivés en France depuis l'invasion de ce pays par la Russie le 24 février, selon le ministère de l'Intérieur. En 24 heures, ils ont été plus de 3.000 à arriver dans l'hexagone.

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