Guerre en Ukraine : Kiev encerclée, frappes dans l’Ouest… Voici où en sont les troupes russes ce lundi


Kiev est de plus en plus encerclée par les forces russes, tandis que des bombardements ont été constatés à l'Ouest jusqu'ici épargné.  © Reuters

Kiev est de plus en plus encerclée par les forces russes, tandis que des bombardements ont été constatés à l'Ouest jusqu'ici épargné. 

Kiev encerclée. Alors qu'une nouvelle session de pourparlers entre responsables russes et ukrainiens devrait se dérouler ce lundi, l'armée russe continue son offensive. Lundi, une frappe contre un immeuble résidentiel à Kiev, dans le quartier d'Obolon, a fait au moins un mort et une dizaine de blessés. Les troupes de Moscou poursuivent leur tentative d'encerclement de la capitale  : des combats font rage dans les faubourgs et des frappes tentent de bombarder les positions défensives ukrainiennes au nord et à l'ouest de la ville. L'aéroport de Vassylkiv, dans l'agglomération de Kiev, aurait été détruit. La capitale est désormais « une ville en état de siège », selon les mots d'un conseiller du président ukrainien.

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Enlèvements et frappes dans le Sud. La ville portuaire d'Odessa continue à se préparer à une offensive russe. A quelques centaines de kilomètres, la ville de Mykolaïv est également sous les bombardements. Au moins 11 personnes ont été tuées dimanche par des frappes russes dans cette ville portuaire, selon les autorités ukrainiennes. Par ailleurs, selon le gouverneur de la région de Zaporojie, le maire de Dniproroudné a été enlevé par des soldats russes. Et ce, deux jours après le kidnapping d'un autre édile dans la région.

La guerre arrive à l'Ouest. La base militaire de Yaroviv, à une vingtaine de kilomètres de la Pologne et à une quarantaine de kilomètres de Lviv, ville de l'Ouest du pays où se sont réfugiés de nombreux Ukrainiens, a été frappée par un bombardement russe dans la nuit de samedi à dimanche. Des frappes aériennes menées depuis les mers Noire et d'Azov. « La Russie a attaqué le Centre international pour le maintien de la paix et de la sécurité. Des instructeurs étrangers travaillent là-bas », a indiqué le ministre ukrainien de la Défense, Oleksii Reznikov. De son côté, les forces russes ont indiqué avoir tué jusqu'à « 180 mercenaires étrangers » lors de ces frappes. Plusieurs bombardements ont également été constatés dans la région ce week-end, notamment contre l'aéroport militaire à Lutsk, au nord de Lviv et contre l'aéroport d'Ivano-Frankivsk, au sud.

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Situation dramatique à Marioupol. A l'est du pays, les combats restent intenses notamment autour de Soumy, de Kharkiv et dans la région d'Izium. Des frappes sur un monastère de la région de Donetsk dans la nuit de samedi à dimanche ont fait une trentaine de blessés. Dans la ville assiégée de Marioupol, la situation semble désespérée : le manque d'eau et de vivres laisse présager une reddition inéluctable. Dimanche, un convoi d'aide humanitaire a dû faire demi-tour, en raison des tirs russes, selon la municipalité. Un nouvel essai devrait avoir lieu lundi. Plus de 2 000 habitants auraient été tués dans la cité portuaire selon les autorités locales.

Des milliers de civils tués. Le bilan des pertes humaines dans cette guerre est incertain. Kiev annonçait samedi environ 1 300 soldats ukrainiens tués, Moscou évoquait, le 2 mars, 498 soldats russes tués. Mais les autorités américaines penchent pour un bilan plus lourd : entre 2 000 et 4 000 morts russes. Coté civil, l'ONU estime que 596 personnes ont péri, mais indique que ce décompte est inférieur à la réalité. Dimanche, un premier journaliste est mort : l'Américain Brent Renaud a été tué par balles à Irpin.

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